L’industrie du porno se cherche dans les méandres du World Wide Web. Il y a deux semaines, le site américain OnlyFans provoquait un tollé en annonçant qu’il allait interdire les photos et vidéos X, jusqu’alors autorisées dans ses conditions générales. La nouvelle a fait bondir les utilisateurs de la plateforme, qui sont aujourd’hui 150 millions, dont un grand nombre est amateur de pornographie. Mais aussi les professionnels du domaine, pour qui OnlyFans permet de se faire connaître et de monétiser leur travail. Depuis, le site est étrangement revenu sur sa décision. De quel phénomène ce tollé est-il le symptôme?

Le réseau social OnlyFans, qui s’inspire de Twitter, propose de «suivre», selon ses préférences, ce que postent des professionnels du X en échange d’un pourboire ou d’un abonnement. Une carte de crédit doit néanmoins être liée au profil. Une fois cela fait, on peut regarder Ruby cuisiner des gaufres en décolleté, discuter avec l’actrice Kali Sudhra ou regarder un extrait du dernier film de la productrice porno féministe Erika Lust.