La fissuration du tabou lié aux menstruations n’est pas seulement symbolique. C’est aussi une question de santé publique et de dignité humaine. Dans les pays occidentaux, dont la Suisse, la précarité menstruelle – le fait de ne pouvoir s’offrir des protections hygiéniques, ou de ne pouvoir en changer suffisamment régulièrement – touche surtout des femmes à bas revenu, sans domicile fixe, ou étudiantes. Selon Caritas, les frais liés aux menstruations durant la vie d’une femme dépasseraient les 4000 francs. Et rappelons que ces produits ne sont pas considérés comme des biens de première nécessité, ils sont donc taxés à hauteur de 7,7% (ce qui pourrait cependant changer avec la consultation d’un projet de révision de la loi sur la TVA en cours).