Google permet-il de prédire les explosions de grippe? La firme américaine n’a pas cette prétention, mais propose depuis plusieurs mois un service très intéressant. Sa branche philanthropique, Google.org, affiche un graphique, actualisé chaque jour, présentant l’évolution, aux Etats-Unis, des requêtes pour la grippe «normale» («flu»). Google a remarqué qu’en comparant ces requêtes aux cas de grippe déclarés auprès des «Centers for Disease Control and Prevention» (CDC), il est possible de prévoir l’intensité, Etat par Etat, des épidémies de grippe. On remarque ainsi sur la carte que les requêtes pour la grippe provenant des Etats limitrophes du Mexique sont actuellement faibles (www.google.org/flutrends).

L’exercice a ses limites: Google fournit des tendances, mais jamais de chiffres. L’on voit aussi que les recherches pour la grippe porcine («swine flu») sont en forte hausse sur son service affichant les tendances globales de recherche (www.google.com/insights/search/#).

De son côté, Henry L. Niman, fondateur de la société américaine Recombinomics, utilise Google Maps pour afficher de nombreux cas avérés de grippe, en précisant si les personnes sont décédées. Pour trouver sa carte, il suffit de taper «google maps niman» sur Google.

Frénésie sur Twitter

Bien sûr, Twitter, le service de minimessages de 140 signes, est fortement utilisé par les internautes pour parler de grippe porcine (plusieurs notes publiées par seconde). La plupart sont inintéressantes: on conseillera de voir les billets les plus renvoyés en tapant «RT #swineflu» dans le moteur de recherche de Twitter.

Cette frénésie sur le Web inspire bien sûr les spammeurs, qui ont créé de nombreux sites parlant de grippe porcine. Avec trois objectifs: vendre des médicaments soi-disant efficaces contre la maladie, voler les coordonnées bancaires des pigeons, ou simplement diriger l’internaute vers un site affichant des publicités. A éviter, bien entendu, dans tous les cas.