Comment rendre la justice sans mettre en péril des mineurs de moins de 18 ans que la loi interdit de citer et d'identifier? A Angers, la justice a répondu d'une double manière, dont toutes les parties se félicitent. D'abord, en décidant que le procès se déroulerait dans un huis clos partiel: la presse assiste aux débats, mais pas le public. Ensuite, en fournissant aux journalistes un tableau d'équivalence des prénoms. Marine, Inès, Vincent, Ella ou Anne sont parmi les 45 prénoms de substitution qui sont utilisés afin que les vrais prénoms des petites victimes ne soient pas prononcés, et que leur identification ne soit pas possible. Les noms des accusés ne sortent normalement pas dans la presse. Car donner le nom des parents poursuivis serait une manière de montrer du doigt les enfants martyrs.