A peine installé à son établi, Matthias Buckel allume le chalumeau fixé devant lui et règle la flamme d’un geste précis. En ce matin d’hiver, seul le léger sifflement du gaz se fait entendre dans l’atelier parfaitement calme de l’oculariste, baigné d’une douce lumière naturelle. Sur le plan de travail, quelques pinces rudimentaires côtoient une multitude de baguettes de verre coloré. Matthias Buckel saisit un tube opaque, le porte dans la flamme bleutée du chalumeau tout en le faisant tourner rapidement sur lui-même.