Paru cette semaine dans la revue scientifique The Lancet, un rapport compilant plusieurs études internationales conclut que 10,8% des femmes ont déjà vécu une fausse couche. Ce pourcentage appelle un autre chiffre de la même source: l’estimation de 44 fausses couches par minute à travers le monde. Le phénomène est donc, contrairement à certaines préconceptions, plutôt commun.

Pourtant, les idées reçues demeurent à son sujet, et «le silence persiste», indique l’une des autrices du rapport, ajoutant qu’«une part significative de la population aurait besoin de traitement et de soutien». Pourquoi cet état de fait? Pourquoi la prise en charge psychologique des femmes qui vivent une fausse couche semble si faible? Pour répondre à ces questions, Le Temps a convoqué l’expertise d’Antje Horsch, psychologue et directrice du Lausanne Perinatal Research Group à l’Unil.