Mercredi 26 août, Morgane N, jeune psychologue française d’une trentaine d’années, est abattue d’une balle dans la tête dans son cabinet d’Annecy (Haute-Savoie). L’auteur du tir mortel est un homme de 75 ans, habitant à Chambéry. Il a été appréhendé et mis en garde à vue pour assassinat puis placé en détention provisoire. Exempt de toute pathologie mentale, l’individu, qui n’était pas suivi par la psychologue, aurait agi à la suite d'un signalement rédigé par la victime la veille des faits.

Cette information, qui repose sur des éléments recueillis par la psychologue, mettait en cause le suspect «pour des faits de nature sexuelle commis sur mineure de 15 ans dans le cadre familial», a précisé Véronique Denizot, la procureure de la République à Annecy. Aux enquêteurs, l’homme a déclaré être venu pour «lui faire peur» et a contesté toute volonté d’homicide. Il a précisé avoir «voulu récupérer tout document papier ou informatique lié au signalement que la psychologue voulait faire et n’avoir tiré que sous l’effet de la panique».