Véritable état d'esprit, le jardinage biologique ne se limite pas à la simple éradication des engrais. Il fait appel au bon sens et à un certain nombre de règles ancestrales que la plupart des jardiniers amateurs observent sans réclamer d'étiquette particulière.

• Premier impératif: recréer une biodiversité et favoriser le retour de tous les organismes utiles à l'élaboration d'un jardin. A la place des tristes thuyas, on plantera de joyeuses haies d'arbustes à fleurs, de la lavande et des annuelles comme les zinnias qui attirent de précieux auxiliaires mangeurs de pucerons.

öOn bannit toute forme d'insecticides (même les produits bio) qui ne font pas la différence entre les bons et les mauvais insectes.

• On traite parcimonieusement au cuivre pour éviter que le sol ne sature. Il est possible de diviser la dose de produit par deux en le coupant avec un mouillant comme la terpène de pin.

• A l'instar de la médecine douce, la culture biologique vise à prévenir plutôt qu'à guérir en renforçant les défenses immunitaires des plantes.

A cet effet, il existe sur le marché des éliciteurs à base d'algue, d'ortie, de prêle ou de fougère qu'on vaporise régulièrement sur les plantes.

• Le purin d'ortie n'usurpe pas son nom, il dégage une odeur pestilentielle durant sa fermentation. Il n'empêche qu'il fait fuir les pucerons, fertilise la terre et renforce les défenses des plantes. On prépare cette décoction miraculeuse en laissant macérer pendant une quinzaine de jours des feuilles d'ortie dans de l'eau.

• La rotation des cultures préserve les plantes des maladies et assure un meilleur rendement.

• Seul, le céleri n'exploite qu'une partie des substances nutritives du sol. Quand on le plante avec du chou-fleur, les deux légumes profitent de manière optimale des sels minéraux.

A l'inverse, les excrétions des racines du persil agressent la tendre laitue qui préfère un environnement moins parfumé. Suivant ces exemples, l'art de combiner les plantes joue un rôle déterminant dans l'abondance de la récolte.