Mercredi dernier, 11 h, deuxième étage du magasin Jouets Weber à Genève. Un rayon dévasté par le passage de plusieurs hordes de mouflets soucieux de sauver des galaxies. Tristan a visité deux autres commerces avant de dénicher ici les derniers guerriers bakugans mais, pas de bol, l'aigle bleu «super-rare» qu'il visait n'y est déjà plus. A Lausanne, même enseigne, «On se les arrache, c'est une folie!» note une vendeuse. Ailleurs, même frénésie: «En deux mois, nous avons écoulé plus de deux mille articles», confirme Fouad Kasri, directeur adjoint de King Jouets, à Carouge.

Comment, vous n'avez jamais entendu parler de Dan, Runo et Marucho? Ni de la planète Vestroia, menacée par des forces maléfiques? C'est que vous ne fréquentez plus les préaux depuis longtemps, où les garçons âgés de 5 à 10 ans n'en finissent pas de réinventer le bon vieux jeu de billes avec leurs bidules japonisants. En fait de billes, les bakugans sont des héros transformistes; en roulant sur une carte magnétique, la bille s'ouvre et révèle le personnage caché à l'intérieur: dragon, aigle, monstres, robots et autres bidules vaguement bioniques, sortis d'un univers de manga.

A l'origine du phénomène, le dessin animé diffusé depuis la rentrée sur Cartoon Network. Mais aussi, la combinaison des cartes, aimantées pour certaines, et des billes, objets de collection et d'échange pour les plus petits, alors que les plus âgés jouent selon les règles du jeu (fichtrement compliquées), visant à dépouiller l'adversaire de ses guerriers bakugans.

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