La principale originalité de la nouvelle Mini Clubman? Ses portes. Même s'il a été conçu par des spécialistes übersérieux (Mini est la pleine propriété du bavarois BMW), le petit break propose des ouvrants dont l'excentricité rappelle les origines britanniques de la voiture. La porte arrière à deux battants s'ouvre comme celle d'une fourgonnette de livraison, ce qui facilite le chargement. Chaque battant a droit à sa vitre, son essuie-glace, sa poignée chromée et son réflecteur. Détail aussi chic que légal: les optiques arrière sont fixes et ne pivotent donc pas avec les battants aux mouvements généreux. Cette «splitdoor» évoque de fait ses ancêtres distingués, l'Austin Countryman, la Morris Traveller, ainsi que la plus récente Mini Clubman Estate. Encore plus fort: la clubdoor. Il s'agit d'une porte minuscule qui ne se trouve que sur le côté droit de la voiture, à l'arrière. Elle est antagoniste, ce qui veut simplement dire qu'elle s'ouvre à l'envers, dans le but de faciliter l'accès aux places arrière. Pour des raisons de sécurité, la clubdoor ne se déverrouille que lorsque la porte avant est ouverte. Elle n'a d'ailleurs pas de poignée extérieure, ce qui la fond mieux dans la carrosserie. Expérience faite, mieux vaut être mince et jeune que l'inverse pour profiter pleinement de cette ouverture paradoxale.

Seules de rares automobiles proposent aujourd'hui de tels ouvrants extravagants. On peut citer la Rolls-Royce Phantom à même pas 600000 francs l'unité. Un tout petit club, vraiment.