A quelle vitesse peut nager une orque? A quoi utilise-t-on l'huile de cachalot? Pourquoi la baleine à bosse chante-t-elle? Autant de questions originales, parfois saugrenues mais toujours pertinentes, auxquelles permet de répondre un petit livre. «Plutôt que de rédiger une énième encyclopédie sur les cétacés, l'idée était plutôt de partir des interrogations des gens», explique Michel Rod. Scientifique, musicien, organisateur d'événements culturels, humanitaire, vendeur d'«energy-milk», ce baroudeur lausannois est aussi défenseur de la cause environnementale et membre de la Swiss Cetacean Society, une ONG active dans la protection des cétacés de Méditerranée (LT du 19.04.2007). Au fil des réponses, le passionné fait découvrir ces animaux encore méconnus au-delà des clichés cinématographiques et télévisuels. Et cela en y incluant les données scientifiques les plus récentes. «Depuis 2005, cite-t-il en exemple, il semble acquis que les dauphins descendent plutôt du Pakicetus que du Mesonyx, deux mammifères terrestres poilus ressemblant à des loups qui vivaient il y a 50 millions d'années.» Au final, 219 pages, 66 photos et 59 dessins pour un impeccable ouvrage de référence. Et pour les curieux: Willy l'orque peut nager à 55 km/h; l'huile de cachalot était utilisée au XIXe siècle pour éclairer les villes, lubrifier les véhicules, et fabriquer la peinture ou le savon; et ce sont les baleines à bosse mâles qui, arrivées dans les eaux tropicales pour la reproduction, content fleurette à leurs femelles en chantant.

«Les cétacés en questions», Michel Rod. Ed. Groux arts graphiques SA, 219 p. En librairie.