Il y a eu les Uggs, ces bottes pataudes de surfeurs australiens, mises à la mode par Pamela Anderson. Puis il y a eu les Mukluks à pompon, ces bottines fourrées portées à l'origine par les Indiens Muks d'Amérique du Nord, et que Kate Moss a lancées cet hiver. Dans le même sillage, les bottes de la marque suisse Kandahar reviennent fouler la neige alpine, de Saint-Moritz à Zermatt.

Après-skis favoris de la jet-set d'altitude dans les années 50 et 60, les très chaudes bottes et bottines en fourrure Kandahar avaient entre-temps frôlé l'oubli et la ringardisation. C'était sans compter sur deux publicitaires zurichois. Marcel Fankhauser et Victor Zahn ont persuadé la famille Von Allmen, qui dirige bon gré mal gré la manufacture bernoise depuis 1928, de commercialiser à nouveau les modèles des grandes années.

Sans surprise, la ligne s'appelle Kandahar Vintage. Cette série est limitée en raison de la confection artisanale des chaussures. Brodequins à fermeture Eclair frontale, bottes et bottines à lacets: trois modèles et dix variations autour des classiques de la marque. Poils de poulain, de vachette ou de chèvre, les matériaux assurent l'effet calorifique de ces véritables bouillottes. L'épaisse semelle caractéristique de Kandahar favorise l'isolation du sol verglacé. Un design sévère, orienté vers la qualité et la performance, que le temps imprévisible et indulgent a fait reluire d'un apprêt d'objet-culte. Les prix de ces bottes helvétiques de luxe s'échelonnent entre 500 et 900 francs.

http://www.kandahar-vintage.com