Le regard profond de Socrates embrasse l’atelier. Mais impossible de poser une première question sur l’imposant tableau représentant le footballeur-philosophe brésilien. Pas le temps non plus d’enlever son manteau, ni de prendre en main son calepin, que Raphaël Mettler tourbillonne déjà aux quatre coins de l’atelier, enlevant un à un les draps qui recouvrent ses baby-foots. L’homme parle vite, détaille tous les modèles, de la déco multicolore aux pieds en inox au vintage qui fleure bon les années 80, pour terminer par l’extravagant «Saturday night fever». Ce dernier s’inspire des jukebox d’autrefois, avec ses effets lumineux et sonores à chaque but marqué. Et voilà le légendaire riff de guitare de Smells Like Teen Spirit qui remplit la fabrique aux larges baies vitrées.