Alors que la consommation mondiale de vin augmente, les Suisses boivent toujours moins de flacons. En 2005, ils ont bu 273 millions de litres, soit 5,7 millions de moins (-2%) qu'en 2004, a révélé l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) dans son rapport «L'année viticole 2005». Cette baisse touche essentiellement les vins suisses, qui voient leur consommation diminuer de 10 millions de litres. En revanche, les Suisses semblent apprécier toujours plus les vins étrangers, puisque leur consommation a augmenté de 4,3 millions de litres. Cependant, ces chiffres requièrent une interprétation prudente, selon l'OFAG. La méthode statistique a changé, et le rapport n'inclut pas les stocks des vignerons-encaveurs.

Succès des vins italiens

La surface globale du vignoble suisse, qui comprend 14 903 hectares, a diminué de 34 ha. La surface affectée aux spécialités blanches a baissé de 133 ha, tandis que celle consacrée aux rouges poursuit sa progression avec une hausse de 99 ha. Les viticulteurs ont continué à arracher du chasselas, du müller-thurgau, du pinot noir et du gamay. En revanche, ils ont planté du gamaret, du merlot, du garanoir, de la syrah, de la petite arvine, du sauvignon blanc, du diolinoir et du cornalin. Actuellement, le vignoble suisse comprend 6454 ha de cépages blancs et 8449 ha de rouges.

Les importations de vins ont légèrement augmenté en 2005. Les vins italiens se taillent la part du lion avec 46,7 millions de litres. La France continue à perdre des parts de marché. L'Espagne se situe en troisième position.

Enfin, le rapport précise que la récolte 2005 est particulièrement faible, avec un volume total de 100,1 millions de litres (-15,8 millions).