Certains l’ont bien compris: il n’y a pas que Tinder dans la vie. Le jeu vidéo a beau être virtuel, les émotions ressenties n’en restent pas moins réelles… et des relations authentiques se créent entre joueurs – parfois même amoureuses. Ces derniers mois l’ont encore démontré: alors que nos relations sociales «en présentiel» se délitent, les jeux vidéo peuvent prendre une place non négligeable dans nos vies. Au point que la pandémie pourrait bien avoir totalement changé notre perception de cette pratique.

«Il y aura un avant- et un après-covid», estime Loïse Bilat, membre du GameLab Unil-EPFL et enseignante en histoire des médias et sciences de la communication à UniDistance. «Plusieurs sondages de l’industrie montrent une augmentation des heures allouées aux jeux vidéo, particulièrement multijoueurs. Et plus on passe de temps sur une activité, plus la probabilité d’y faire des rencontres, notamment amoureuses, grandit. Les gens se sont rendu compte que lorsqu’on limite les rencontres physiques, le jeu vidéo pouvait être une alternative. Cela permet d’apprendre à se connaître et de passer du temps ensemble, tout en maintenant les règles de distanciation physique. Le succès de jeux multijoueurs comme Among Us le prouve bien.»