Revue de géographie alpine, année 1948. L’article, facilement accessible sur n’importe quel moteur de recherche, a pour intitulé «La crise de la lavande dans les Préalpes du Sud». Il raconte un marché fluctuant, des inquiétudes permanentes, des relations compliquées entre courtiers, paysans et industriels, avec aussi cet avertissement pré-apocalyptique à propos d’un produit de synthèse qui aurait vu le jour aux Etats-Unis: «Si le fait est vrai ou s’il se réalise un jour, c’est, à brève échéance, la ruine de toutes les lavanderaies françaises.» Une prédiction inexacte, au final. Septante ans plus tard, les champs de lavande n’ont jamais été aussi nombreux en France, en dépit de la concurrence internationale et des arômes artificiels de grande qualité. Et le marché offre de véritables opportunités aux plus ambitieux, notamment à ceux qui ont choisi de privilégier la qualité au simple rendement.