On avait tenté le coup avec le triporteur, qui est resté l’emblème des vendeurs de glaces à l’italienne et des forains.

Aujourd’hui, l’influence ­nordique aidant, de nouveaux triporteurs, délestés de leur troisième roue encombrante et dont le cadre élégamment allongé entre le guidon et la roue avant permet un transport de marchandises illimitées s’introduisent dans les villes helvétiques. Ils s’appellent Bullitt, Bluebird ou Milkplus, ce sont des cargobikes et ils viennent du Danemark. Le cargobike fend l’air, n’est pas plus large qu’un vélo ordinaire et se présente en dix modèles colorés.

Celui qui souhaite transpirer «pratique» a trouvé sa monture.

Un pied de nez aux bolides motorisés, car même certains parents l’utilisent pour transporter leurs enfants. Leur progéniture, casquée et attachée sur des sièges pour enfants à l’avant du guidon, fait partie du décor de la rentrée dans les pays nordiques. La pratique petit à petit s’introduit en Suisse où le cargobike est essentiellement utilisé par des coursiers en vélo.

Le prologue d’un nouveau romantisme où l’homme séducteur emportera sa douce en lui susurrant: «En cargo, Simone!»

 

www.cargobike.ch