Rosanna Arquette ne voulait pas manquer l’arrivée d’Harvey Weinstein lors de son premier jour de procès à la Cour suprême de l’Etat de New York. Vêtue de rouge, un bonnet de laine sur la tête, l’actrice faisait déjà les cent pas devant le tribunal vers 7h30, presque incognito, le visage fermé. «C’est qui celle-là déjà?» demande un journaliste.

Accusé par plus de 90 femmes d’agressions sexuelles et de viols, l’ex-producteur d’Hollywood est arrivé à 9 heures pile, avec son déambulateur, voûté, et sans piper mot. «On aurait dit un homme brisé», dira plus tard Rosanna Arquette. Encadrée par des barricades pour contenir les manifestants quelques minutes avant son arrivée, elle a bravé le froid matinal de Manhattan en espérant croiser son regard.