Il existe beaucoup d’eau sur Terre: 1,36 milliard de km3. Mais si l’on soustrait l’eau salée et l’eau douce hors d’atteinte (parce qu’elle se présente sous forme de glace ou dort dans les entrailles de la Terre), l’homme en garde infiniment moins à disposition. Et, de fait, il n’en exploite guère aujourd’hui que 4000 km3 par année.

C’est là encore une bonne quantité. Mais, une fois de plus, gare aux chiffres! Une part croissante est souillée par diverses pollutions, qui la rendent impropre à la consommation humaine et parfois même à l’agriculture. Et puis elle est très inégalement répartie: 85% de l’humanité vit dans la moitié la plus sèche de la planète et 20% dans des zones franchement arides.

Or, la population mondiale possède des besoins croissants. Parce qu’elle grossit à toute allure (de 50 millions de personnes par année). Et parce qu’elle consomme des produits (alimentaires notamment) toujours plus gourmands en eau.

Prendre la pleine mesure du problème et favoriser une meilleure gestion: tels sont les objectifs que s’est fixés depuis une trentaine d’années la communauté internationale. Le 5e Forum mondial de l’eau, qui s’est tenu la semaine dernière à Istanbul, y a contribué en rassemblant des milliers d’experts et de responsables politiques autour de très nombreux thèmes, de l’eau comme droit humain aux mille manières de mieux rentabiliser l’irrigation.