«Pour une femme, le silence est une parure», aimait à rappeler Aristote en citant Sophocle. On sourit, ou on s’étrangle. Jamais avares de conseils en matière de bienséance, les représentants du sexe dit fort ont même jugé bon de bannir le rire des femmes, et ce, durant des siècles. C’est ce qu’on apprend sous la plume de l’historienne Sabine Melchior-Bonnet, qui explore dans un essai foisonnant paru fin avril les fantasmes et les enjeux attachés au rire féminin.