La «vanlife» séduit aussi bien les solitaires que les familles, les couples ou les bandes d’amis. Sur les réseaux sociaux, des Suisses et Suissesses se font les porte-voix de ce mode de vie. Une série estivale du «Temps».

En achetant une ancienne camionnette de livraison, il y a trois ans, Loris Gomboso se fiait uniquement à son instinct. La vie en van était faite pour lui. Depuis qu’il était petit, il adore camper, être sur les routes, dénicher un coin de nature. Mais une fois l’achat effectué, une autre passion a rapidement pris le dessus. Celle du travail du bois.

Optimiser l’espace

Ebeniste de formation, le Lausannois profite d’une pause de six mois durant ses études pour se lancer dans cette aventure. Il se retrouve alors avec un projet personnel conséquent: aménager l’intérieur de son véhicule. «Fascinant, dit-il. Il y a toujours un truc à faire, une technique à trouver pour gagner de la place ou une parade à adopter pour ne pas risquer de se cogner ou être recroquevillé.»

Les travaux évoluent au gré de ses besoins et de ses connaissances. «Même si j’ai des facilités pour l’isolation et l’électricité, j’avais peur de faire un trou ici ou une découpe là, se souvient-il. J’ai trouvé toutes les réponses à mes questions sur internet.» Dans ce même esprit de partage, et pour garder une trace de son projet, Loris Gomboso a décidé de publier la transformation de son véhicule et quelques souvenirs sur YouTube et Instagram.

Les années passant, il réussit à optimiser l’espace disponible. «J’ai un grand lavabo avec de l’eau, un coin pour faire à manger au gaz, plusieurs armoires pour mes affaires, deux chaises avec une table coulissante. Et mon lit, qui peut s’ouvrir pour devenir un deux-places et qui est assez haut, ce qui me permet de ranger des choses en dessous, par le coffre arrière», décrit-il.

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Le plaisir de la proximité

Le jeune homme de 27 ans a opté pour la vanlife dans le but de faire des voyages occasionnels. Cette philosophie de vie se résume selon lui à «voyager simplement et écologiquement, en se rendant compte de ses dépenses en eau, en gaz ou en électricité». Une expérience qui offre «une vraie sensation de liberté».

Il se déplace toute l’année, pour plusieurs semaines en été, une soirée en hiver ou un week-end au printemps. Tout dépend de son travail, de son temps libre et du temps qu’il fait. «J’adore la solitude, confie-t-il. Je suis déjà parti en couple ou avec des amis, mais je trouve que ce sont des énergies différentes. Avec quelqu’un, on partage le moment. Seul, on le savoure.»

Lors de son premier week-end, il file au bord de la mer. Les suivants, il arpente essentiellement les routes valaisannes et bernoises. Il se rend aussi en France, en Italie, en Croatie et en Espagne. «Il y a tellement d’endroits magnifiques en Suisse que je ne ressens pas le besoin de partir très loin, glisse-t-il. Par exemple, je n’ai toujours pas visité les Grisons.»

Seule contrainte: trouver un endroit naturel, éloigné de la population, au bord de l’eau ou dans une forêt. Pour l’instant, son endroit favori pour un week-end improvisé reste les alentours du lac de Thoune.


Son compte Instagram: @le_van_bleu