Parce que la sexualité fait partie de nos vies mais qu’elle reste pourtant taboue, «Le Temps» inaugure un nouveau rendez-vous: deux fois par mois, la chroniqueuse et journaliste Maïa Mazaurette donnera son point de vue sur un sujet d’actualité

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Dans son dernier essai, le sexothérapeute Alain Héril rend tout leur poids à nos ébats prétendument frivoles: la jouissance pourrait nous permettre de nous réparer, physiquement et psychologiquement. Au fil des pages de L’orgasme thérapeutique (mars 2020, Editions Grancher), nous voici encouragés à nous emparer de notre plaisir… sans pour autant le rationaliser («vous prendrez un demi-orgasme matin, midi et soir, pendant quarante jours»).

C’est qu’après avoir interrogé 600 personnes, Alain Héril est formel: «L’orgasme pourrait être pour le cerveau une manière de se recharger en se libérant de schémas cognitifs contraignants. Il pourrait aussi correspondre à une possibilité de réorganisation énergétique, un peu comme une fonction reset […] rééquilibrant l’ensemble du système nerveux central. Il s’agirait donc d’une nourriture nécessaire à nos activités cognitives.»