«Je vis avec mes voix. Elles sont tout le temps là. Parfois, elles me disent «je t’aime», parfois, elles me disent «suicide-toi». Mon boulot, c’est de les mettre à distance, de ne pas me laisser envahir par l’enthousiasme quand elles sont positives ou par la parano quand elles sont négatives. Mais j’aimerais bien que la médecine trouve comment les faire taire.» Sébastien, Moudonnois de 33 ans, appartient aux 85 000 personnes atteintes de schizophrénie en Suisse, trouble psychotique qui touche 1% de la population, hommes et femmes à égalité, et apparaît en général entre 18 et 25 ans. Les déclencheurs? Le bouleversement hormonal, l’exposition aux stress sociaux et, parfois, l’absorption de toxiques.

A écouter: Dans la vie de Jack, rythmée par la schizophrénie et ses méandres