S’il y a bien une conséquence de la crise sur nos organismes, c’est le stress. Plusieurs études l’ont montré, notamment la Swiss Corona Stress Study de l’Université de Bâle: le bien-être et le stress de la population ont connu des pics critiques depuis mars 2020. Mais ces observations varient en fonction des catégories socioprofessionnelles, et c’est ce dernier point que plusieurs chercheur-euses du FORS – centre de compétences suisse en sciences sociales – viennent de démontrer en publiant une étude dans le n° 26 de Social Change, qui compare le niveau de stress de 11 400 Suisses et Suissesses entre 2016 et 2021. Pour Le Temps, Ursina Kuhn, responsable de recherche et coauteure de l’étude, résume ses principales conclusions.

Le Temps: Votre étude montre d’abord que le niveau de stress a augmenté continuellement entre 2016 et 2019, soit avant la pandémie. Quels sont les facteurs qui l’expliquent?