Les îles paumées, l’art des insultes ou l’épopée des sous-marins: tous les étés, Le Temps propose à ses lecteurs des articles un peu plus éloignés de l’actualité immédiate, qui reste pourtant son fonds de commerce. Ce sont les «séries d’été». Soyons juste, c’est en partie pour être sûr de «remplir le journal» papier avec des sujets de qualité, dans des périodes où l’actualité ralentit. L’absence d’une matière garantie forcerait le journal à donner plus de place que nécessaire à certains sujets ou événements dont le seul mérite serait d’arriver au bon moment… Pas très journalistique. Nous préférons donc engranger une matière différente, qui permet de garder la tête haute pour passer le cap estival. Nous y travaillons depuis mars avec la volonté de réinventer chaque été nos séries spéciales.

L’autre grande raison d’être des séries d’été, c’est qu’elles arrivent… en été justement, quand la chaleur et les vacances incitent à la détente, au plaisir, aux découvertes légères et joyeuses. Cette année, encore bien plus que d’habitude, nous rêvons de dépaysement, d’aventures, de passion. Déployées sur six pages quotidiennes pendant huit semaines, et sur le web, nos séries cultivent la curiosité. Aperçu.

Balades le long de l’Arnon, de la Veveyse ou de la Venoge; portraits de ces oiseaux qu’on a eu tant de plaisir à réentendre quand les villes se sont arrêtées, ou encore découverte de ces lieux où les transports en commun ne vont pas, ce qui en fait des havres de paix: Le Temps se la joue vert et bleu cet été, en 100 façons de redécouvrir la nature helvétique, tourisme et gastronomie locale inclus.

Une autre partie de ces séries explore l’histoire. L’été 1940 raconté par notre correspondant en France, un gros plan sur les femmes de despotes, un passage en revue carabiné de traîtres et transfuges divers, et une plongée dans la Chine qui s’ouvrait au tournant du XXe siècle. Le passé suisse n’est pas oublié, avec des portraits d’héroïnes romandes historiques, de la Mère Royaume à sainte Marguerite Bays.

Côté culture, nous ferons la part belle aux films catastrophe, aux 40 ans de la mort de John Lennon, à la typographie, ou encore aux chansons écologistes. Les étés «apprenants» peuvent être drôles aussi, qu’on se le dise!

Enfin, une bonne partie de nos séries explorent sous d’autres facettes l’actualité récente. La crise sanitaire a mis en évidence l’étendue des théories complotistes: des Illuminati aux chemtrails, en passant par les virus de laboratoire, la série explore l’origine de ces systèmes d’explication simplistes et ce qui les fait proliférer. Nos journalistes ont aussi enquêté sur ce qui se passe au croisement de l’écologie et de l’économie. Quel parcours ont suivi les produits qu’on trouve dans les supermarchés? Et comment sont recyclés nos emballages? La vie d’une boîte de conserve ou d’une bouteille en verre en dit long sur notre monde…

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Rencontres avec des chanceliers, des «avocats du diable» ou des passeurs de goût: ces séries permettent aussi de brosser le portrait des acteurs d’une actualité qui d’habitude file trop rapidement. Et cet été encore, vous lirez les reportages de notre correspondante aux Etats-Unis avant l’élection présidentielle de novembre, avec une immersion en apnée chez les partisans et chez les adversaires de Donald Trump.

Au total, une cinquantaine de thématiques vont être développées sous forme de récits, d’interviews, de chroniques ou de reportages, avec des enrichissements multimédias sur le web et dans des pages au graphisme séduisant. Le maître mot est celui de variété, comme vous avez déjà pu le constater. Du coup, au final, on a envie de dire que c’est sans souci pour nous – j’allais oublier: une chronique sur les usages et mésusages de la langue viendra aussi nous rappeler tout ce que révèle l’évolution des mots, cette matière première des journalistes.

Vivement l’été!

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Séries d’été du «Temps», du lundi 6 juillet au vendredi 28 août.
Cela va sans dire, mots fléchés et sudokus seront aussi de retour.