En 2019, la parole féminine sur le sexe est li-bé-rée. Tout est dicible, même les gros mots, même les plus intimes des confessions. Plus de culpabilité, jamais. Vraiment? Bien sûr que non. Les chiffres de la simulation le montrent: les deux tiers des femmes ont déjà menti sur leurs orgasmes (et un quart des hommes).

Si nous étions libérés, la simulation n’existerait pas, encore moins dans une telle ampleur. Or ces «petits» mensonges ont de grosses conséquences. Une nouvelle étude de l’Université de l’Indiana aux Etats-Unis, publiée en septembre dans les Archives of Sexual Behavior, nous place ainsi face aux conséquences de nos timidités: la simulation est corrélée avec une moindre communication et une moindre satisfaction.