«Ici, c’est un lieu où vous pouvez venir chiller (ne rien faire).» «Chiller?!», pouffe un petit farceur. Rires insouciants. Il est vrai que le mot de l’éducatrice de rue détonne pour une activité du temps scolaire. La familiarité est certainement voulue. Pour la proximité. Aujourd’hui, pas question de faire la morale. Le jour se lève péniblement sur Sion, ce 2 décembre. L’essaim de pulls à capuche vole de salle en salle au Totem, maison du centre de Rencontres, loisirs et culture (RLC). Studio d’enregistrement, parquet de danse, sono, canapés: tout est fait pour eux et ils le découvrent avec excitation. Eux, ce sont une grappe d’écoliers. Ils ont 11 et 12 ans et leur ville a fait un pari: les motiver à éviter les incivilités en leur offrant des alternatives à la violence. Des lieux où tous les rêves sont permis. Et surtout, en leur proposant une sensibilisation au respect comme valeur centrale.