Le roi Abdallah d'Arabie saoudite devait présider, mercredi 16 juillet, l'ouverture d'une conférence mondiale sur le dialogue interreligieux qui se tient à son initiative pendant deux jours à Madrid. Le roi Juan Carlos devait être présent, aux côtés du secrétaire général du Congrès juif mondial, Michael Schneider, et du cardinal Jean-Louis Tauran, responsable du dialogue avec l'islam pour le Vatican.

Cette rencontre constitue un pas supplémentaire du souverain saoudien dans la promotion du dialogue entre l'islam, le christianisme et le judaïsme. Un sujet d'intérêt récent mais constant pour ce représentant d'un pays marqué par la doctrine la plus rigoriste de l'islam, le wahhabisme.

Améliorer l'image de l'islam

Le 6 novembre 2007, sa rencontre historique, à Rome, avec le pape Benoît XVI s'inscrivait déjà dans cette volonté de rapprochement. Le mois suivant à La Mecque, à l'occasion de l'Aïd el-Adha, qui marque la fin du pèlerinage, le roi avait invité, le 20 décembre, les musulmans à se rappeler «ce qui réunit les religions, les croyances et les cultures».

Soucieux d'améliorer l'image de l'islam, le souverain souhaite «contrer les défis de l'enfermement, de l'ignorance et de l'étroitesse de vue, pour que le monde comprenne les préceptes de l'islam sans animosité». Organisée par la Ligue islamique mondiale (LIM), une organisation basée à La Mecque et proche du pouvoir saoudien, la rencontre de Madrid, qui devrait rassembler quelque 220 représentants des trois monothéismes, vise aussi à «promouvoir la justice et la paix, préserver la structure familiale et faire face aux fléaux du terrorisme, de l'injustice et des stupéfiants».