Sur le campus du Karolinska Institut (KI), le plus grand centre de recherche médicale et la plus prestigieuse université de médecine de Suède, l’année a enfin commencé en présentiel. Les étudiants, qui se pressent aux portes des amphithéâtres et des laboratoires, ont à peine remarqué un petit changement, une disparition: les bustes d’Anders Retzius (1796-1860), recteur du KI pendant trente ans, et de son fils Gustaf (1842-1919), docteur honoris causa de l’Université Harvard, auteurs de nombreuses publications sur le système nerveux et l’organe auditif, tous deux chercheurs de renommée internationale à leur époque, ne sont plus à leur place.