Le Temps: La Suisse est-elle préparée à une éventuelle pandémie de grippe porcine?

Jean-Claude Piffaretti: Oui. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le degré de préparation, en Suisse, est un des plus avancés au monde. Le «Plan suisse de pandémie Influenza», centré sur le virus H5N1, est également applicable à la grippe porcine.

- Concrètement, que se passe-t-il en cas d’alerte?

- Ce plan règle toute une série de mesures devant être déclenchées à chaque phase de la pandémie. Ces mesures vont de la communication des autorités aux diagnostics cliniques et de laboratoire, en passant par l’intensification de la surveillance épidémiologique, la simulation d’une vaccination de masse, les mesures dans les aéroports ou la gestion des stocks de médicaments antiviraux. A côté des questions sanitaires, ce document traite également de la gestion socio-économique du pays. Il formule ainsi des recommandations aux entreprises privées et publiques qui pourraient être appelées à fonctionner avec un quart de leur personnel en moins. Cela étant, l’OFSP donne des instructions, mais les mesures d’application peuvent varier d’un canton à l’autre. Chaque canton dispose en principe de son propre plan de pandémie.