Les Suisses se portent plutôt bien. C'est ce qui ressort des premiers résultats de l'enquête suisse sur la santé 2007, réalisée par l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'étude qui a lieu tous les cinq ans est la quatrième du genre. Au total 18760 personnes ont été interrogées (10336 femmes, 8424 hommes), âgées de 15 ans et plus. Trois cents questions leur ont été soumises. A la première, «Comment qualifiez-vous votre état de santé en général?», 87% des sondés (85% des femmes et 88% des hommes) ont répondu qu'il était bon ou très bon. Cette part tend toutefois à diminuer avec l'âge: de plus de 90% chez les 15 à 44 ans, elle passe à 65% dans le groupe des 75 ans et plus. Mais peut-on donner crédit à cette forme d'auto-évaluation? «C'est un indicateur très fiable, la perception de soi vaut autant qu'un bilan chez le médecin», affirme Renaud Lieberherr, un sociologue de l'OFS qui a participé à l'enquête. «Surtout chez les personnes âgées, poursuit le spécialiste. On observe que, lorsqu'elles se considèrent en mauvaise santé, il existe un plus haut risque de mortalité tandis que le risque est nettement réduit si elles se disent bien portantes.» Le questionnaire a abordé toutes les pathologies, des plus graves comme les cancers ou les maladies cardio-vasculaires aux - en apparence - les plus bénignes telles que les grippes, rhumes, maux de dos et de tête, petits troubles digestifs. Il a été étendu à l'alimentation, à l'hygiène de vie, au nombre de visites chez le médecin, aux examens de dépistage, aux journées d'hospitalisation, etc. Les résultats seront rendus publics à la fin de l'année.