D’ici à fin septembre : nombreux tests au sol des circuits électriques, de la synchronisation des moteurs, des batteries, des commandes de vol. «Nous avons mis la pression maximale pour pouvoir montrer l’avion dans les temps, dit André Borschberg, le directeur général de Solar Impulse. Mais maintenant, je vais plutôt «retenir le traîneau» pour être sûr que, lorsque nous tenterons de décoller, nous serons plus que prêts. On ne peut pas se permettre de casser quoi que ce soit.»

Dès octobre: test de roulage, puis tentative d’un «saut de puce», à 1 ou 2 mètres du sol, avec à bord des pilotes d’essai qui doivent décrire la «pilotabilité» de l’avion. «En fonction du comportement de l’engin, les choses peuvent ensuite aller plus ou moins vite», poursuit André Borschberg.

Dès novembre, si tout va très bien donc: déménagement de toute l’équipe sur l’aérodrome de Payerne.

Dès janvier 2010: premier vol test depuis Payerne. «Tout dépendra de la météo. Nous ne sommes pas pressés», dit André Borschberg.

Au printemps 2010: premier grand vol de 36 heures, avec passage d’une nuit en l’air. «Comme l’avion est lent, nous pourrons rester sur une portion de territoire assez restreinte au-dessus de la Suisse romande. On s’arrangera avec SkyGuide pour ne pas trop embêter les vols commerciaux. Tout le monde suivra ce vol avec beaucoup d’émotion. Ça va être génial!» Et qui pilotera? «Nous n’avons pas encore décidé, répond André Borschberg. Mais qu’importe: dès ce moment, chaque vol ultérieur sera une nouvelle étape, et sera donc unique et fantastique.»