Partout, le «Swiss made» est une valeur sûre: rien de transcendant, mais une propreté dans l’exécution, une finition cinq étoiles et une qualité irréprochable. Ce savoir-faire distingue le pays dans de nombreux domaines connus, et il n’en va pas autrement du tatouage. Il fallait un journaliste passionné de l’aiguille pour dresser ce constat dans Swiss Tattoo (Helvetiq), un ouvrage fraîchement paru qui fera date dans le milieu. Durant dix-huit mois, Clément Grandjean est parti à la rencontre de professionnels, de spécialistes, a déniché d’incroyables archives pour tirer le portrait et retracer l’histoire d’une pratique suisse particulièrement foisonnante, mais qui pèche un peu par humilité. Rencontre avec l’auteur de cette première anthologie du genre, à l’heure où le hashtag #swisstattoo (150k) sur Instagram est presque en passe de détrôner #swisscheese (170k).