«Je pourrais prétendre que je regarde ce programme avec l’air pénétré d’une sociologue, en prenant des notes.» Mais non, confie Valérie Rey-Robert à ses lecteurs en guise de captatio benevolentiae: l’idée de l’essai La Téléréalité: la fabrique du sexisme, publié ce printemps, part plutôt d’une passion assumée: «Je me suis délectée des amours improbables de trentenaires jouant le rôle d’ados de 15 ans pendant des milliers d’heures.» Une immersion sincère, dont découle aujourd’hui une analyse effrayante.