«Notre temps», mensuel pour les quinquas

Edition Le nouveau titre se veut généraliste

La couverture, élégante, affiche la couleur: «L’arthrose en 12 questions», «Héritage: comment favoriser ses petits-enfants?», «Nouvelle vie, nouveau job. Les quinquas se lâchent». Le mensuel Notre temps – Vivre bien, vivre mieux, tout juste arrivé dans nos kiosques, vise les baby-boomers, soit le tiers de la population romande. Encore au menu de ce premier numéro tiré à 32 000 exemplaires et vendu au prix de lancement de 5 francs, une interview de Matthieu Ricard, un papier sur le caviar suisse, le b.a.-ba de la radio sur le Web ou des conseils sexualité, décoration, cuisine. La maquette intérieure, moins réussie que la une, peine parfois à se distinguer de la nombreuse publicité. De format plus petit et d’allure plus moderne que le titre local historique, Génération plus, Notre temps se veut aussi généraliste, avec un accent sur les services et le lifestyle. «Nous souhaitons raconter la vie à 360°, les aspects du vivre ensemble, de l’art de vivre ou de la vie intérieure, détaille Didier Pradervand, rédacteur en chef avec Laurence Desbordes. Beaucoup de magazines existent pour cette tranche d’âge mais ils sont thématiques ou de pure actualité. Et puis, les groupes de presse voudraient que tout soit en ligne, or la génération des plus de 50 ans reste attachée au papier.» La petite équipe, poussée par Faridée Visinand, ex-responsable marketing chez Ringier, a trouvé des fonds auprès de son entourage et conclu un partenariat avec le Notre temps français, qui fournit 40% des papiers de ce numéro. Une part qui devrait diminuer au fil des mois.

Mais a-t-on vraiment besoin d’un magazine dédié sitôt franchi le cap du demi-siècle? «On n’y pense pas tous les jours mais on y est souvent ramené par le système, la société ou même des règlements. Il est donc intéressant de trouver des réponses à nos questionnements et des sujets en phase avec nos préoccupations», admet Didier Pradervand, qui a passé la barre il y a quelques mois.