«Assis dans mon lit, je ferme les yeux. Et je sens peu à peu le rétrécissement se faire.» Au lit avec Charles Ferdinand Ramuz amoindri? C’est la proposition insolite pour cet auteur pudique d’Une Main, récit que l’écrivain romand a écrit durant l’hiver 1931, à la suite de la fracture de son humérus gauche. Il y parle des soins médicaux, du temps capricieux de la convalescence et des sentiments mélangés, entre exaspération et abandon, quand le corps fait défaut.

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