Le fractionnement des établissements pénitentiaires en petites unités a le vent en poupe en territoire romand. C'est sur cette idée qu'ont été conçues les prisons les plus récentes et dont s'inspirent les concepteurs des projets en cours d'élaboration.

à la prison des Îles à Sion, inaugurée en décembre 1998, les installations sont disposées en nombreuses ailes autonomes, à la capacité réduite – 24 détenus répartis sur deux étages pour chacune d'elles. Cet aménagement permet une grande souplesse pour garantir la sécurité des lieux et limiter les risques de débordements liés par exemple aux origines ethniques des pensionnaires. «Dans ce contexte, la communication par yoyo ou écho n'est plus possible», selon Christian Varone, chef des établissements pénitentiaires valaisans.

Dans le canton de Neuchâtel, (Le Temps du 20 juin), Georges Lapraz, chef du service pénitentiaire cantonal, voit un autre avantage à ce type de conception, lancé à Witzwil (BE). L'«offre» des établissements serait modulable et permettrait d'accueillir de nombreux types de peines (préventive, exécution de peine, mesures de contrainte, mineurs, etc.) dans un même périmètre. Ainsi une gestion rationalisée de certains espaces (cuisine) et de certaines tâches (surveillance) serait envisageable.