Se contenter de lancer une application et d’engranger l’argent de millions d’utilisateurs payants. Désormais, de plus en plus de multinationales commencent à prendre leurs responsabilités face aux dérives de certains services en apparence inoffensifs. C’est le cas de Tinder, propriété du groupe américain Match Group, un empire qui gère des dizaines d’applications de rencontres.

Bouton d'alerte

La semaine passée, la société annonçait plusieurs mesures d’importance pour protéger ses millions d’utilisateurs. Ainsi, aux Etats-Unis sera proposé un bouton d’alerte, permettant à une personne d’avertir un service d’urgence au cas où sa rencontre tournerait mal. De plus, la vérification des photos de profil sera renforcée, notamment pour lutter contre les usurpations d’identité. L’intelligence artificielle sera aussi utilisée pour détecter, au sein des échanges de messages, si un interlocuteur harcèle ou menace son contact.

Efforts insuffisants

Ces mesures ressemblent beaucoup à celles introduites par Uber, mais aussi Airbnb, pour protéger leurs clients. C’est salutaire, mais insuffisant. Car comme on le remarquait il y a quelques jours, Tinder livre beaucoup trop de données à des entreprises tierces, avides d’informations pour leur marketing. L’application devrait, dans ce domaine aussi, mieux protéger celles et ceux qui lui font confiance.