Stéphanie a découvert le contact rassurant des aiguilles à tricoter à la suite d’un burn-out. Cette Genevoise quadragénaire venait de reprendre des études, tout en élevant ses enfants, le trop-plein l’a consumée. «C’était vraiment le fond du gouffre», résume-t-elle. Sa mère, tricoteuse passionnée, lui suggère alors d’essayer. Révélation. «J’ai appris seule, sur YouTube, en repassant les vidéos pendant des heures. Et ça m’a finalement permis de m’accrocher à la vie. Parce qu’une fois qu’on a compris le geste, le tricot devient très méditatif. On se déconnecte du monde.» Depuis, Stéphanie est même passée au crochet, dont elle apprécie la gestuelle cadencée «qui permet de se faire une petite mélodie apaisante dans la tête», poursuit-elle. Sur son site web, Ma fabrique de bienveillance, elle commercialise désormais des doudous en forme d’animaux, et propose des ateliers créatifs.