Trois mois de prison ont été requis vendredi contre le dirigeant syndical agricole français José Bové et deux autres membres de la Confédération paysanne. Tous trois sont jugés à Montpellier pour la destruction de plants de riz transgénique.

Militant contre ce qu'ils appellent «les abus de la mondialisation», José Bové, Dominique Soullier et René Riesel avaient détruit ces plants le 5 juin 1999 au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, un organisme public de Montpellier.

Les trois hommes étaient passibles de cinq ans de prison et 500 000 francs français d'amende. Dans son réquisitoire, le procureur a noté qu'il ne voyait «aucun repentir qui permette d'espérer que de tels actes ne se reproduisent plus». Le CIRAD, partie civile au procès, réclamait 4 millions de francs français.

«Je m'attendais à ce réquisitoire. Cela ne change rien à mon combat, je recommencerai», a déclaré José Bové. Le militant et ses deux compagnons seront fixés sur leur sort le 15 mars prochain.

ATS/LT