Seize à dix-huit mois de travaux. Plus de 400 millions de francs suisses. C'est ce qu'il en coûtera pour remettre en état le tunnel du Mont-Blanc et «garantir la sécurité des usagers», ont affirmé jeudi à Courmayeur (Italie) les ministres français et italien des Transports. Au préalable, ils avaient précisé que le rapport technique sur la catastrophe qui a fait 39 morts le 24 mars dernier ne doit pas être confondu avec l'enquête judiciaire. Celle-ci est toujours en cours à ce jour.

Les deux ministres semblent vouloir suivre les recommandations des experts (Le Temps du 7 juillet). Un comité technique de sécurité sera mis en place dans le courant du mois. Les deux concessionnaires du tunnel sont invités à unifier la gestion et la sécurité.

Côté travaux, outre la réparation du tunnel, une galerie d'évacuation devrait être percée et de nouveaux refuges installés. La puissance de ventilation et d'extraction des fumées sera améliorée, mais aucun chiffre n'a été avancé. De nouvelles règles de sécurité et de circulation seront édictées. Un exercice d'incendie aura lieu chaque année.

Le ministre français des Transports, Jean-Claude Gayssot, a précisé qu'il n'est pas question d'ouvrir un second tunnel routier alors que les deux gouvernements veulent transférer une grande partie du transport de marchandises sur le rail. Jean-Claude Gayssot a promis à ce sujet d'accélérer ce transfert sans attendre la réalisation de la liaison Lyon-Turin.

Parallèlement, un mémorandum pour une évolution de la réglementation du trafic routier transalpin et un meilleur soutien financier du rail devraient être déposés cet automne devant la Commission européenne.