Fin janvier 2020, culottes courtes et jupes plissées écossaises disparaissaient du paysage. C’était la coupure du Nouvel An lunaire, les écoliers troquaient leurs uniformes pour les costumes de fête. Alors que les premiers cas de Covid-19 étaient détectés dans l’ex-colonie britannique, «du jour au lendemain, les autorités locales ont décidé de suspendre les classes, ça a pris tout le monde par surprise», raconte Nancy Law, directrice adjointe du Centre pour l’information technologique dans l’éducation à l’Université de Hongkong. Au pied levé, l’école est devenue virtuelle et l’est restée en grande partie depuis douze mois, charriant son lot d’anxiété, d’inégalités et de décrochages.