Une équipe internationale de chercheurs a découvert un facteur génétique qui influence le risque de dépression. Des études antérieures n'avaient pas trouvé à ce trait génétique de rôle significatif dans la dépression. Il est pourtant connu pour influencer la production de sérotonine, un neurotransmetteur important dans le mécanisme de la maladie.

Les chercheurs, qui présentent leurs travaux dans la revue Science, se sont demandé si le trait génétique influence la survenue d'une dépression non pas de façon générale, mais parmi les personnes confrontées à des événements de vie stressants – perte d'emploi, séparations, etc. Posée ainsi, la question appelle une réponse positive. Les chercheurs l'ont constaté en étudiant un millier de sujets australiens, suivis de leur naissance à l'âge adulte. Les porteurs de la variante «prédisposante» du trait génétique, exposés aux mêmes événements stressants, présentent un risque deux fois et demie plus élevé de développer une dépression.

Ainsi, dans les maladies «multifactorielles» comme la dépression, il n'y a pas forcément un grand nombre de gènes jouant un rôle infime, mais peut-être un nombre limité de gènes à l'effet relativement important, mais détectable uniquement lors d'événements déclenchants extérieurs.