– Le climat de votre dimanche soir?

– A la maison, en famille, avec mes jumelles de deux ans et demi. Elles sont nées lorsque j'ai commencé à travailler pour le M2.

– Votre premier geste lundi matin?

– Me lever doucement sans réveiller ma femme, et direction la douche

– Plutôt du soir ou du matin?

– Du soir. Mais le réveil sonne à six heures tous les matins.

– Un rêve lié au travail, par exemple un métro qui file dans le Léman?

– J'ai le sommeil serein. Par contre ma femme me réveille parfois en parlant dans ses rêves. Elle repasse régulièrement un terrible examen de maths…

– Une recette pour bien démarrer la semaine?

– Un week-end enrichissant derrière soi et la perspective d'un prochain week-end tout aussi bien.

– Le lundi, c'est… gagner sa vie/la vraie vie/la belle vie?

– La vraie vie. Avec des responsabilités, du stress mais aussi le plaisir d'un travail valorisant.

– Votre premier geste au travail?

– Saluer avec plaisir mes «honorables collègues». C'est comme ça qu'on s'appelle. Nous sommes quatre sur le génie civil du M2.

– Quel jour est propice à l'amour?

– Tous les jours. Mais c'est encore mieux avant une épreuve difficile.

– Quand prenez-vous rendez-vous avec vous?

– Quand je roule en voiture. Et dans le train.

– La tâche quotidienne que vous aimeriez savoir faire?

– Les tâches ménagères… je ne fais pas trop. Nul en repassage. Mais j'ai découvert des chemises spéciales nécessitant peu de repassage.

– Vous n'avez pas choisi le métier de votre papa, car…?

– Justement, j'ai fait comme lui. J'ai toujours aimé les sciences. Le génie civil allie des réalisations concrètes, techniques et la possibilité d'être indépendant. Tout ce que je voulais. J'ai fini l'EPFL à 22 ans, j'ai travaillé quelques années, puis j'ai fait un MBA à l'étranger avant de revenir en Suisse.

– Le métier que vous ne pourriez vraiment pas faire?

– Vendeur. Je serais pathétique.

– Vous estimez-vous bon dans votre rayon?

– Oui, je ne dois pas être mauvais. Contrairement à ce qu'on croit, le génie civil n'est pas toujours une science exacte. Il faut pas mal d'intuition. J'aime le M2 parce qu'il va transformer une ville dans le sens du développement durable, et parce que les Lausannois s'y intéressent. Ils nous questionnent, ils sont positifs. Côté contacts, je côtoie les ouvriers, les politiques, les techniciens, toutes sortes de gens.

– Etes-vous ambitieux?

– Je pense, oui, puisque j'ai envie de réaliser plus de choses, d'assumer des responsabilités et de trouver une part de reconnaissance.

– Un rêve d'ingénieur civil?

– Une page blanche et un projet de pont. On peut alors créer un objet, qui allie la fonction et l'esthétique.

– Le meilleur conseil reçu?

– Plutôt un proverbe chinois: «Apprendre de ses erreurs, c'est de la sagesse; apprendre des erreurs des autres, c'est de la très grande sagesse.» Il se trouve qu'on apprend beaucoup sur le M2.

– Que perdez-vous souvent?

– Mes lunettes, la mémoire.

– Un conseil aux gens débordés?

– S'arrêter! Et faire du sport.

– Avez-vous le salaire que vous méritez?

– Euh… Par rapport au milieu de la construction, j'ai un bon salaire. Par rapport à d'anciens camarades qui ont bifurqué vers la finance, non. J'espère mieux plus tard.