C’est l’histoire d’une prise de conscience. Avant de se lancer dans l’écriture d’Un Monde qui fond, le journaliste Camille Belsoeur arpentait la montagne en visant essentiellement les sommets. Trailer et amateur de ski de randonnée, il cumulait les dénivelés chronomètre au poignet, altimètre sous les yeux. Certes, le monde qui l’entourait en altitude était spectaculaire mais, formant surtout le décor idéal à ses performances physiques, à ses yeux, il demeurait abstrait.