En 1518, à Strasbourg, des dizaines de personnes descendent dans la rue et se mettent à danser sans pouvoir s’arrêter, affolant les autorités. On soupçonne une intoxication à l’ergot du seigle, hallucinogène. Mais pour Paracelse, médecin suisse de l’époque, l’épidémie aurait été lancée par une épouse indocile pour se venger d’un mari trop autoritaire. Cinq cents ans plus tard, les femmes n’ont rien perdu de leur pouvoir pandémique ni de leur esprit de révolte.

Le 7 mars à minuit, elles se retrouveront sur la place de la Riponne, au pied du bar The Great Escape, pour dénoncer en rythme et en chanson le harcèlement de nuit, plaie des villes et de la fête. Elles recommenceront le lendemain 8 mars, devant la gare de Lausanne à 15h24, heure à laquelle les femmes cessent symboliquement, en Suisse, d’être rémunérées à égalité de leurs homologues masculins.