Sauvée grâce à un geste diffusé sur les réseaux sociaux. L’histoire est celle d’une adolescente de 16 ans originaire de Caroline du Nord aux Etats-Unis. Portée disparue depuis mardi dernier, la jeune fille a pu être secourue par les autorités du Kentucky grâce à une paume de main levée et un poing serré. Cet enchaînement aurait pu paraître anodin pour certains mais pas pour l’automobiliste interpellé, ayant le bon réflexe de composer le 911 afin d’alerter les autorités, en précisant avoir repéré une victime en détresse dans un véhicule sur l’autoroute.

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«L’automobiliste […] derrière le véhicule a remarqué qu’une passagère faisait des gestes de la main connus sur la plateforme TikTok pour représenter la violence domestique», a relaté CNN, citant le communiqué publié vendredi par le bureau du shérif du comté de Laurel (Kentucky). «La personne qui a appelé le 911 est restée derrière le véhicule pendant 7 miles (11 kilomètres) pour transmettre des informations à la police […]. La police a pu arrêter la voiture et secourir l’adolescente», poursuit le média américain. Un homme de 61 ans a été inculpé pour séquestration et possession de matériel de pornographie juvénile.

Violences domestiques et détresse

Le geste en question, «Signal for Help», a été imaginé en juin 2020 par la Fondation canadienne des femmes. Ces moyens de défense se sont notamment popularisés à la faveur de la pandémie et des confinements successifs rendant les victimes de violences domestiques d’autant plus vulnérables et isolées. «Signal for Help» est un simple signe à une main que quelqu’un peut utiliser lors d’un appel vidéo. Cela peut aider une personne à montrer en silence qu’elle a besoin d’aide et qu’elle souhaite que quelqu’un s’occupe d’elle en toute sécurité», détaille la fondation.

Des initiatives plus ou moins similaires se sont également développées en Europe. En Espagne, en Belgique et en France notamment, le code «Masque-19» permettait aux femmes victimes de violences domestiques de signaler qu’elles étaient en danger. En Suisse, les violences faites aux femmes et la violence domestique ont augmenté cette année, avec 20 123 infractions recensées en 2020 (18 552 en 2018 et de 19 669 en 2019), selon un rapport du Conseil fédéral publié en juin dernier sur la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul, qui vise à réprimer toutes formes de violences faites aux femmes.