Aux Etats-Unis, dans un récent sondage, 79% des gens interrogés estimaient que la foi pouvait aider à se relever d'une maladie et 63% étaient d'avis que les médecins devaient parler aux patients de la foi religieuse. Plusieurs articles parus récemment dans des quotidiens américains aussi prestigieux que le Washington Post, USA Today et le Chicago Tribune affirment que la religion est bonne pour la santé.

Méfiance, recommande la revue médicale The Lancet. Les études qui montrent un lien positif entre religion et santé, même les meilleures, manquent de cohérence.

Pour le Dr Sloan, de la Columbia University, ainsi que pour ses collègues, plusieurs problèmes empêchent de prendre au sérieux ces travaux. Ils n'offrent pas de définition spécifique uniforme des activités religieuses et spirituelles. Ils omettent de prendre en compte des variables importantes. Par exemple, une étude expliquait que la dévotion religieuse de prêtres catholiques et mormons, de nonnes, de moines impliquait une morbidité réduite. C'est oublier que le choix de vie de ces personnes leur interdit de fumer. D'autres études, liant par exemple longévité de vie et participation à la messe, oubliaient de prendre en compte le sexe des fidèles, etc. Bref, The Lancet trouve immoral que des médecins recommandent à leur patient une activité religieuse pour se soigner.