Céline Mosset et Charles de Oliveira, 2e année

Nous nous sommes intéressés au sommeil, plus précisément aux différentes phases qui l’accompagnent. L’inspiration pour notre installation vient du film Crash de David Cronenberg. Ce qui nous intéresse, c’est la machine, avec tout ce qu’elle comporte de néfaste, comme les gaz qu’elle dégage. Notre point de départ est donc paradoxal: la toxicité de la machine comme source d’inspiration pour créer un lieu confortable, de repos. Nous avons donc conçu une machine à dormir. Pour ce faire, nous avons récupéré quatre sièges dans des voitures, que nous avons customisés et qui sont donc individualisés. Grâce à un petit ventilateur placé sur des pots d’échappement, des huiles essentielles correspondant aux paliers du sommeil – par leurs propriétés ou par l’imaginaire que leur odeur évoque – sont diffusées et auréolent les personnes installées sur les sièges. Pour le sommeil léger, nous avons choisi une odeur de cannelle. Un second fauteuil est chauffant et diffuse une odeur de vanille, qui nous rappelle la saveur ouatée de ce moment. Le siège qui correspond à la phase du réveil sent, lui, le sapin vert. Le spectateur qui pénètre dans notre container sort de son inertie coutumière. Avant de s’installer sur l’un des sièges, il a la possibilité, en appuyant sur un bouton, d’enclencher le moteur posé à l’avant de l’espace. C’est un moteur de 4L, acheté à la démolition. Ses gaz s’échappent à l’extérieur du container et son ronronnement peut bercer le dormeur. Ou l’angoisser…