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Photomontage: David Wagnières
© Andreas Otos/EPA/Keystone

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Les vacances de nos people romands

Durant sept semaines en juillet-août, «Le Temps» a posé des questions impertinentes à 20 personnalités sur leurs habitudes estivales. Retour sur leurs meilleures répliques, «cum grano salis»

Ils et elles sont 20. Vingt personnalités de Suisse romande à avoir pris le risque de répondre aux questions pas faciles, tordues – et souvent indiscrètes – que Le Temps leur a posées sur leurs habitudes et autres petites manies typiques de la période des vacances estivales. Qu’ont-ils dévoilé d’eux-mêmes, nos modestes people du pays romand? Du sérieux et de l’humoristique, de l’intime et du plus convenu. Ils se sont révélés plus ou moins joueurs dans l’exercice.

Retour, donc, sur les meilleures reparties, qu’on a souvent vues canailles, comme le sorbet préféré de Thomas Lecuyer, cofondateur du festival Blues Rules de Crissier. Enfer et damnation que son «Moscow Mule»: gingembre, citron vert et vodka. A siroter quand on ne fait rien, mais quand on fait un «rien» élaboré, comme celui de la présentatrice et productrice de TV Maïtena Biraben: «Rond et complet. Un rien de plénitude, élégant, nonchalant», que vit aussi l’immense majorité de nos people en été, leur saison préférée. Sauf pour l’humoriste Sandrine Viglino, peut-être, qui a un faible, elle, pour «la saison 1». C’est qu’avant «la 7», elle a «dû revoir la 6» parce qu’elle ne se souvenait «plus trop qui était mort».

Pas évident, ces histoires de saisons, car on peut vite tomber dans les poncifs, mais tout aussi vite y trouver prétexte à bons mots, comme ceux des deux Pascals de notre vaste et très sérieuse enquête: Crittin, le nouveau directeur de la RTS, qui a «l’impression de vivre un printemps après l’autre»; et Sigg, directeur de l’Arboretum du vallon de l’Aubonne, pour qui «la vie, c’est comme les saisons: un éternel recommencement».

Ce qui n’empêche pas nos «pigeons voyageurs» de garder en souvenir un très bel été. Pour la conseillère d’Etat vaudoise Cesla Amarelle, c’est le cru 2002, mais on ne saura pas pourquoi. Ce qui est tout de même plus original au niveau «grand mystère» que toutes celles et ceux qui répondent: «Celui où j’ai rencontré, Nicole, Madeleine, Jean-Pierre ou Barnabé», leur actuel(le) conjoint(e). Mais nettement moins original, alors, que le «top» des enfants qui le sont un peu restés: quel bonheur vintage d’imaginer Marc-Antoine Kaeser, le directeur du Laténium à Hauterive (NE), «en camping sauvage en bus VW dans le nord du Portugal avec des copains»!

Et puis il y avait les questions plus «trash», voire vulgaires comme «Eté poilu, été foutu?». Le réalisateur genevois Shyaka Kagame s’en est remarquablement tiré, avec beaucoup d’esprit, en répondant qu’il n’avait «jamais été foutu d’avoir des poils». A cette autre horreur qu’est la désignation de «la pire odeur sentie pendant un été», la palme est décernée à l’unanimité à Angélique Vallée-Sygut, qui évoque «la tenue de certains partenaires d’escrime après un entraînement». On en vomit presque, mais on se réjouit de lui attribuer également le Grand Prix de la réponse absconse à la directrice d’Aquatis, Aquarium-Vivarium de Lausanne: pour elle, la plage cauchemardesque, c’est «lors des grindadraps dans les îles Féroé, où des globicéphales sont massacrés».

Si charmants pourtant, ces cétacés. L’écologie, sans surprise, nos amies les faune et flore, représentent d’ailleurs un souci permanent de tous nos estivants, à l’instar de l’ex-directeur de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, Martin Beniston, qui verrait bien que «le soleil ramuzien» ne revienne pas parce qu'«on aurait ainsi résolu le problème du réchauffement climatique». Ou comme la journaliste et reporter de guerre française Anne Nivat, qui éprouve «la nécessité de l’osmose avec la nature».

Mais c’est encore plus précis, comme intention, dans l’esprit du violoniste Pierre Amoyal: il s’était promis de lire, cet été, La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben. Pour espérer «y trouver» – on vous le donne en mille – «un énième mystère des violons de Stradivarius». Percutez, bon sang: c’est fait en quoi, un violon?

Les sportifs, de leur côté, on le sait, sont souvent peu bavards. Mais le cycliste suisse Danilo Wyss trouve encore le moyen de préférer le crawl à la brasse quand il est dans l’eau: «Sportif! Le plus vite possible!» s’exclame-t-il, alors que pour l’athlète vaudoise Léa Sprunger, l’été fait aussi «grandir» en elle «l’envie d’aller encore plus vite». Thomas Lecuyer se révèle plus modeste, qui dit être «aussi gracieux qu’un morse soûl» quand il s’essaie à un crawl. Donc il n’essaie même pas.

«Les kilos, les poils et la mauvaise coupe de cheveux sont bienvenus en été!»

A comparer avec cet inconditionnel amour du sport qu’on sent chez notre héroïne de The Voice Amandine Rapin, elle qui confesse plusieurs rituels pour la belle saison: «Me lever, chanter, mettre de la crème solaire pour être moins blanche qu’une plaque de beurre, faire du paddle, chanter [bis], boire du vin blanc et dormir.» Elle emporte toujours avec elle en vacances «un livre de mots fléchés», mais dit ne jamais s’en servir. L’angoisse du vide?

Ou le même réalisme qui fait déclarer à Maïtena Biraben qu'«être bien roulée, mince et sportive tout en buvant des litres de rosé et en se tapant la cloche, c’est un mythe. Les kilos, les poils et la mauvaise coupe de cheveux sont bienvenus en été!» Alors que concernant son «rituel» de ladite saison, elle répond simplement: «Mon mari.» Touchant.

Elles s’entendraient sans doute bien, ces deux-là, avec le chef du Lausanne Palace Edgard Bovier, qui chante «les ruelles de Ligurie, les ambiances colorées de la Riviera» et «le soleil intense des îles grecques». Bref, un homme heureux partout où «il puise l’inspiration de [sa] cuisine méditerranéenne».

A la tête du Domaine de Châteauvieux à Satigny (GE), son collègue Philippe Chevrier a lui aussi beaucoup aimé ses vacances en Sardaigne où il a encore frissonné, dit-il, sur «Angie» des Rolling Stones, le slow de ses premières boums. Et «Voyage Voyage» de Desireless (1986), c’est pour qui, alors? C’est pour Thierry Lavalley, hôtelier à Genève. Inattendu, non?

Même épicurisme chez la conseillère nationale genevoise Lisa Mazzone, selon qui, niveau bouffe, «tout est permis, en été comme en hiver». Complètement à contre-courant d’une très grande majorité de nos invité(e)s qui disent qu’ils ne feraient «jamais une fondue pendant l’été». Cet autre conseiller national genevois qu’est Guillaume Barazzone figure parmi eux, de même que Martin Beniston qui n’oserait pas la tournante «par 40°C à l’ombre», mais signale que «rien n’oblige à rester à l’ombre, cela dit».

C’est bien vrai, ça. Aussi vrai que toutes ces vérités de l’esprit qu’on a adorées chez Sandrine Viglino, sans doute notre interlocutrice la plus finaude. Elle passerait tout l’été, elle, tranquilla, au Locle: «Vous êtes seul.» Ou avec son «plus bel amour de vacances»: «Les fourmis dans la caravane. Hyperattachantes.» Avant de nous dévoiler un scoop, enfin: «Sur la Road 66 en Harley, on n’imagine jamais en voyant les photos que sous la «combe cuire», il fait 50 degrés et que si les motards tendent la jambe, c’est pas pour dire merci, mais pour faire sortir la transpi!» Bon, pas pire qu’un escrimeur, finalement.

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